Bonjour à toutes et à tous,
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l'e-tourisme et au référencement naturel.
Bonne lecture.
Vincent Pereira
Mail : vincent@inaativ.com

Mardi dernier, j’ai testé la formation à distance en utilisant une webcam et le logiciel Skype. Ce logiciel gratuit permet de mettre en contact deux interlocuteurs reliés
par une webcam, un ordinateur et une connextion internet.
La participante à cette formation individualisée était la coordinatrice de l’association Trajectoires à Mont-de-Marsan
(Landes).
L’objectif pédagogique répondant à son besoin était : « Comprendre les enjeux du web 2.0 pour une
association ». Nous avions longuement formalisé ce besoin lors d’échanges téléphoniques.
La durée de la formation était de 3 heures.
Je vous propose un compte rendu, non pas sur le fond, mais sur le ressenti du formateur et de l’apprenant. En effet, il me paraît essentiel de débriefer après cette expérimentation afin
d’identifier :
- Les freins ou points de blocage de cet outil
- Les opportunités d’utilisation
Pour commencer, voici une série de constats qui me permet de formuler quelques conseils (notamment pour des formateurs qui voudraient tester cet outil).
L’ambiance
- Le danger lorsque l’on anime une formation depuis chez soi, est d’être un petit peu trop décontracté. N’oubliez pas que vous vous trouvez dans une situation professionnelle et qu’un minimum de
tenue est indispensable (pas si évident que ça, surtout lorsque l’on est en direct de son salon !)
- Utilisez un lieu lumineux : en effet, s’il fait trop sombre, votre interlocuteur (l’apprenant) utilisera toute sa concentration pour tenter de vous apercevoir. Au bout de quelques minutes,
il risque de décrocher (et/ou avoir un sévère mal de tête)
- Veillez au contre jour : pour cela, ne vous positionnez pas devant une fenêtre mais plutôt devant un mur ou un fond uni
- Evitez les arrières plans lugubres ou cheap (tapisserie déchirée par exemple). Certes, l’apprenant n’est pas dans votre salle, mais il s’y projette. Accueillerez-vous vos stagiaires dans des
locaux vétustes ? Pour ma part, j’ai choisi de laisser en arrière plan, ma bibliothèque. Le choix n’était pas innocent, j’espérais que ce décor dégage une ambiance qui incite au travail (une
sorte de conditionnement)
- De la même manière, les fonds trop colorés, animés, … peuvent perturber la concentration de l’interlocuteur
La relation de confiance
- Il est essentiel de mettre à l’aise l’apprenant qui doit s’adapter à de nouveaux repères (surtout s’il n’a pas l’habitude d’utiliser une webcam ou le logiciel Skype). L’idéal est de vérifier la
maîtrise de l’outil une semaine avant. Ce premier contact d’une dizaine de minutes est utile pour expliquer ce qu’il va se passer et présenter l’environnement de travail (l’écran partagé par
exemple). Vous en profiterez aussi pour faire connaissance.
Certes, ce sont les bases pour instaurer une relation de confiance, mais elles peuvent vite être oubliées dans ce contexte « virtuel ».
Avantages vs inconvénients
Voyons maintenant les avantages et les inconvénients de l’utilisation de Skype pour une formation à distance.
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Les avantages
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Les inconvénients
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- Evite les déplacements (ce qui facilite l’organisation d’une formation quand stagiaires et formateur sont éloignés) - Permet la formation individualisée - Possibilité d’alterner les méthodes pédagogiques - Forte interactivité (l’écran partagé est une vraie force. Je peux m’appuyer sur des slides Powerpoint, commenter un site ou analyser un blog : l’apprenant peut tout suivre sur son écran. De la même façon, il peut réagir et commenter à son tour, nous voyons les mêmes choses) |
- Absence de contact réel (je trouve que l’écran est tout de même une barrière) - Pas de proxémique : impossible de jouer avec les distances, l’organisation de la salle, … - Léger décalage du son par moment qui peut poser problème pour un dialogue (impression de se couper la parole) - Pas de dynamique de groupe (face à face limité à 1 ou 2 personnes assises l’une à côté de l’autre) - Pas de prise de commande à distance (dans ce cas, ce n’était pas utile. Mais lors d’une formation technique comme « créer son blog », je pense que cette option peu manquer) - Forte dépendance à la connexion internet |
Autre remarque toute personnel : je me suis senti déstabilisé la première fois que nous avions basculé en écran partagé. En effet, tout à coup, je ne voyais plus mon interlocutrice. Il m’était donc impossible d’étudier sa gestuelle ou son langage non-verbal. Alors, ses silences voulaient-ils dire :
- Qu’elle m’écoute ?
- Qu’elle prendre des notes ?
- Qu’elle s’est endormie ?
- Qu’elle est partie sortir son chat ?
Finalement, j’ai fini par m’adapter en posant régulièrement des questions pour chercher le feed-back et en basculant plusieurs fois en « face à face ».
Témoignage de l’apprenante
Enfin, il me semblait important, dans ce type de compte rendu, de laisser un espace d’expression, à l’apprenante afin qu’elle puisse apporter son témoignage.

Son ressenti par rapport à la formation à distance
« Se décider à apprendre, c’est déjà un brin de stress, même si la motivation est là. Quand en plus, il faut télécharger Skype et cliquer savamment ... Hou là là ! Mais non, en fait, c’est simple, et de toute façon, c’est le formateur qui pilote. Le gros point fort de la visioconférence, il est évident : jamais je n’aurais pu dégager suffisamment de temps sur le sujet si j’avais dû courir loin. Jamais, non plus, je n’aurais eu de cours particulier sur la question, sauf à trouver un pro disponible en faisant mes courses !
Le sujet colle bien à cette méthode, c’est tellement percutant de voir en temps réel ce dont nous parlions. À l’écran, les supports défilent, les illustrations s’enchaînent, toujours avec des breaks qui favorisent l’échange. La conversation s’installe très vite et persiste jusqu’au bout. Finalement, c’est bien plus interactif que si j’avais été dans une salle.
La simple précaution à prendre, me semble-t-il, reste celle de la disponibilité (laisser tomber ce que l’on faisait, et se mettre en condition, …) et l’indisponibilité vis-à-vis de l’extérieur (je n’en ai pas l’air, mais je ne suis pas là !) »
Mon bilan de formateur
Je trouve que l’utilisation de Skype lors d’une formation à distance est pertinente pour :
- De l’accompagnement à distance suite à une 1ère formation en réel
- De la formation sur des sujets simples (du type « sensibilisation ») et sur des formats courts
En revanche, je trouve que cet outil est moins adapté :
- Pour les formations complexes (surtout si vous ne connaissez vraiment pas l’apprenant, ce qui n’était pas le cas pour cette expérience)
- Pour des formations trop longues
Pour conclure, il faut aussi avoir conscience que vous êtes dépendants du bon fonctionnement de votre connexion internet … et quand ça veut pas, ça veut pas !
Pas mal skype, il y a aussi abode connect, très convivial et avec plusieurs participants, c'est encore plus sympa de gérer la dynamique de groupe.
De mieux en mieux ce blog formateurweb2.0. Toujours des infos intéressantes.
Au plaisir de lire la suite.
Sebastien
Je rejoins tout à fait ton point de vue je crois qu'en tant que formatrice ou en tant que stagiaire je préfère le présentiel et le rapport qui se crée dans un groupe (non, non je ne travaille pas dans le e-learning...) mais en tant qu'habitante d'une île je ne peux que souhaité que ce genre de formation se développe, pour accéder à des formations plus facilement!
Merci encore pour ce retour !!
Pour autant, il me semble que c'est une erreur de comparer, voire d'opposer présentiel et formation via écran.
Cela me fait le même effet que si l'on disait qu'une relation épistolaire ou téléphonique ne sont pas vraiment des relations. Son et image sur écran, c'est simplement un autre canal ; à partir du moment où l'on décide que le temps de formation n'est pas magistral, la relation s'installe. En effet, un "cours", ou un défilement type vidéo m'auraient rapidement lassée, mais là, rien à voir.
Du point de vue du formateur, c'est plus angoissant, bien sûr, parce que le sentiment de pouvoir "maîtriser" son groupe, l'inciter, le booster, le capter dans ses détails, s'envole. Mais ça, c'est une problématique individuelle qui ne devrait pas impacter au dehors.
Du point de vue du stagiaire, il est important de vivre une relation qualitative, pas plus, pour que le contenu reste le héros du moment. En ce qui me concerne, j'ai apprécié que cette fois-ci mon énergie ne soit nullement absorbée par mon environnement, mon impatience habituelle en salle, que le rythme, finalement, soit le mien, que ma concentration n'aille que sur ma problématique associative. Zéro interférence.
Pas de formateur star, pas de stagiaire sous les spots, seulement de l'échange animé autour de données concrètes, avec le vrai désordre de l'interactivité; et rien n'a empêché les grosses vannes et la détente. Il y a même une pression qui n'est plus là.
Nota : Ouvrir au chat, info ou intox ?
Bon, c'est vrai, Bulle a gratté à la porte, schkrouink-schkrouink-grrrrrr, et comme elle est affreusement tenace, c'est moi qui ai craqué la première, harrrg, en demandant grâce au formateur. Les chats sont les maîtres du monde, et Bulle les dirige sans doute tous à elle seule.
Je trouve ton expérience très intéressante et enrichissante tant pour le formateur que pour le formé mais aussi pour les lecteurs du blog.
Cependant, comme tu le dis toi même, je me dis que pour des formations à dominantes techniques ou encore lorsque "l'apprenant" rencontre une difficulté de compréhension, l'acte d'accompagnement et/ou de remédiation me paraît plus difficile à établir de même le dispositif d’évaluation me semble plus difficile à évaluer.
Toutefois, là ou l'approche me paraît "innovante" c'est qu'elle permet à des personnes de suivre des formations alors qu'elles n'auraient peut être pas pu du fait de la distance,...
En revanche, je ne sais pas si tous les OPCA financent des formations de ce type là (non présentiel) dans le cadre du DIF, CIF, …
Je serai curieux de savoir.
Denis : de rien. Autant de commentaires me motivent pour continuer dans ma démarche
Aurélie : merci pour le retour sur adobe connect. C’est vrai que d’un point de vue distance et coût de déplacement pour venir faire une formation (à Paris par exemple), tu sais de quoi tu parles (pour info, Aurélie nous suit depuis la réunion)
Odile : merci pour ton enthousiasme et ta passion communicative. Je confirme, tu m’as bien prévenu lorsque tu as voulu faire rentrer ton chat !! :-D
Julien Voyez : pour les OPCA, je me permets d’émettre une hypothèse : si la formation dispose bien d’objectif pédagogiques en lien avec les besoins de l’entreprise ou du salarié et que toutes les conditions « administratives » sont réunies, je pense qu’il n’y a pas de raison que l’OPCA ne prenne pas en charge. Après tout, ils financent bien de la formation en anglais par téléphone non ? Mais j’avoue que si tu as un jour une réponse précise, elle sera la bienvenue !
Votre "bilan de formateur" en fin de billet pourrait initier une réflexion sur la finalité d'une séance synchrone (en temps réel) dans un scénario pédagogique. Faut-il essayer de faire un cours sur Skype, s'efforcer de reproduire les conditions d'une formation en salle ou d'un cours particulier ? Certaines difficultés que vous mentionnez ne viennent-elles pas de là ?
Et si vous mettiez les contenus informatifs sur un support que l'apprenant pourrait consulter au préalable et réserviez la séance sur Skype pour des questions / réponses, un appui méthodologique, etc.
Bref, comment tirer parti de la distance aussi sur le plan pédagogique ?
Bien à vous,
Stéphane
Bonjour,
Vous pouvez églament tester http://QuickPrez.com qui est un nouvel outil de visio-conférence et de partage de documents en direct (sans installation), idéal pour le e-learning ou les présentations à distance.
Qu'en pensez vous ?
simple mais efficace ;-)