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Revues de presse

20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 07:20

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Julie et Vincent sont des travailleurs indépendants de la région bordelaise (rédactrice web et développeur).


Leur particularités ? Ils ont expérimenté le nomadisme entrepreneurial !


Le concept est simple : voyager à travers le monde tout en conservant son activité professionnelle.


Sur leur blog BuzzTrotter, ils racontent leur expérience, livrent des conseils et mettent en avant d'autres entrepreneurs nomades.

 

blog buzz trotteur
Mais comment on gère son entreprise en voyageant autour du monde ? Comment on s'organise d'un point vu professionnel ? Quelles sont les difficultés ? ... Julie a bien voulu répondre à toutes nos questions et nous explique ce concept dans l'interview qui suit.


 

- Bonjour Julie. Peux-tu nous raconter votre périple ?
 

- Bonjour Vincent, nous nous sommes concentrés, pendant 6 mois, sur l’Asie avec notamment la julie_buzztrotter.jpgThaïlande, le Laos, le Cambodge, le Japon et la Corée du Sud, ce qui nous a permis de voir des pays totalement différents dans leur quotidien et dans leur approche du travail. Nous sommes partis début mars 2012 et sommes rentrés en août. Avant ce grand voyage, nous étions partis un mois en Thaïlande, en décembre dernier, pour nous tester dans de vraies conditions de travail et de voyage. Il nous avait permis de nous rendre compte de pas mal de petites choses à ajuster avant le grand départ.


- Qu'est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans ce projet ?
 

 

- Une grande envie d’évasion déjà ! Nous sommes tous les deux assez voyageurs et j’avais très envie de partir plus que les 3 semaines réglementaires… Sauf qu’en étant entrepreneur, c’est assez difficile de tout lâcher pendant 6 mois ou 1 an, sans se retourner. Le retour peut alors être compliqué à gérer et surtout le réseau ne vous attend pas. Il fallait donc trouver une solution et c’est comme cela que nous sommes arrivés au fait qu’on pouvait voyager ET travailler en même temps. La lecture du livre de Tim Ferris* nous a conforté dans cette idée, même si, maintenant que nous sommes revenus, on se dit qu’il n’est pas vraiment adapté à la réalité du terrain pour des entrepreneurs lambda qui ne peuvent/veulent pas sous-traiter à tout bout de champs !


* La semaine de 4 heures
 

 

- Comment peut-on travailler et voyager en même temps ? Comment organise-t-on ses journées ?
 

 

- Le point le plus important, en amont, c'est l'organisation afin de ne pas rencontrer de difficultés, notamment administratives, à l’autre bout de la Terre. C’est une condition qui me paraît essentielle au bon déroulement du voyage, être serein par rapport à la partie administrative, aux impôts à payer, à la comptabilité...

 

Ensuite, une majorité de nos dossiers devaient être accessibles partout où nous étions, il fallait tout dématérialiser pour ne pas être encombrés de papier à transporter.

 

Une fois que tout ceci est mis en place, nous découpions nos journées pour profiter autant du voyage que du temps de travail : le matin à la fraîche, nous faisions les balades, les transports, les rencontres et l’après-midi avec la chaleur nous restions dans les espaces de coworking, les bureaux climatisés ou les chambres d’hôtel. Finalement, cela correspondait aussi parfaitement au décalage horaire que nous avions avec la France. Bien sûr parfois, il faut rester éveillé tard car une réunion téléphonique peut avoir lieu à 23h pour nous (et 17h en France) mais c’est le jeu !


- Pour toi, quelles ont été les tâches les plus faciles à gérer ?


- Pour moi, clairement, la comptabilité et l'administratif ont été les tâches les plus faciles à gérer. Nous nous étions vraiment bien préparés : nos clients étaient au courant que nous privilégions les virements plutôt que les chèques par exemple et nous avions des logiciels de facturation en ligne donc tout roulait. Ensuite la relation client est facilitée avec les mails, skype ou autres solutions.
 

 

- Et les tâches les plus difficiles à gérer ?


- Rien ne m’a semblé compliqué, à part, parfois, au niveau des relations clients quand les personnes veulent vous rencontrer et que le fait d’avoir une relation uniquement par mail et téléphone ne leur convient pas forcément.

 

Il y a toujours des irréductibles avec lesquels on ne peut pas travailler et c’est dommage. C’est l’unique problème qu’on a pu rencontrer, le reste était plutôt simple à gérer au quotidien mis à part les coupures de courant, le manque de wifi et autres joies du voyage ! Nous avions d’ailleurs fait un article sur les difficultés que peuvent rencontrer les nomades.

- Sur votre blog, vous partagez des astuces de technomades, quels premiers conseils pourriez-vous donner à un entrepreneur qui souhaiterait expérimenter le nomadisme ?


- Je dirais tout d’abord qu’il est important de s’organiser en amont et notre voyage test d’un mois nous l’a bien prouvé. On ne pense pas à tout, on n’a pas forcément les sacs appropriés, on pense qu’il suffit de prendre son ordinateur et de partir mais c’est faux. Je m’en suis rendue compte le jour où j’ai dû payer un prestataire et que ma banque me demandait les chiffres qu’il y avait sur ma carte secrète (un principe de bataille navale) et que je ne l’avais pas scannée. Impossible de payer la personne, je l’ai fait au retour et ça a été un bon moyen de me rendre compte qu’il fallait scanner un maximum de papiers administratifs !

 

Ensuite, si vous pouvez avoir une personne de confiance en France qui peut vous dépanner en cas de courrier perdu, de signature à faire ou de papier à remplir c’est une grande aide. Notamment pour ceux qui ont un bilan de société à faire en cours de route, comme cela a été mon cas…
 

 

- Les entrepreneurs nomades sont-ils tous du numérique ou d'autres métiers peuvent-ils se prêter à ce concept ?


- Globalement oui, on peut dire que le numérique représente une grande partir des nomades (ou technomades comme on dit), au travers de développeur web, de rédacteur, de graphiste ou encore de blogueur. Pourtant, nous avons aussi rencontré des photographes, des journalistes ou des traducteurs. Dans tous les cas, il s’agit d’un métier que l’on peut prendre dans ses bagages, un métier qui ne nécessite qu’une connexion internet, un ordinateur et une prise de courant.
 

 

- Humainement, je ne doute pas que cette expérience fut extrêmement riche. Mais que vous a t'elle apporté d'un point de vue professionnel ?


- Au-delà de l’expérience humaine, cette aventure nous a appris deux notions : la productivité et le fait de pouvoir travailler de partout. La productivité car notre objectif était de ne travailler que l’après-midi (sauf cas de force majeure) pour profiter aussi de la partie voyage, sinon aucun intérêt de partir. Résultat, vous ne perdez pas de temps, puisque le téléphone est à éviter, vous vous concentrez sur des mails plus rapides à gérer et à envoyer et vous allez à l’essentiel. Ensuite quand vous avez travaillé dans un bus, un aéroport, une chambre d’hôtel, le hall d’une auberge de jeunesse, un zoo… Vous pouvez travailler de partout et surtout créer une bulle de calme et de concentration utile en toutes circonstances. Ces deux notions, nous les utilisons toujours dès que nous pouvons.

- Vous avez interviewé plusieurs entrepreneurs nomades sur votre blog. Pour vous, est-ce un phénomène minoritaire ou est-ce une véritable tendance qui est en train de s'installer ?


- Je dirais que cela reste un phénomène minoritaire mais qui s’inscrit dans une tendance qui commence à véritablement décoller. Entre les notions de télétravail et de coworking dont on entend de plus en plus parler, le nomadisme devient une extension de tout cela. Une fois que vous avez déjà un pied dans le télétravail, que vous êtes autonome dans votre façon de travailler, finalement le nomadisme consiste « juste » à faire la même chose, mais dans un autre pays.

 

Aujourd’hui, vous avez de plus en plus de reportages et d’actions en faveur du télétravail, qui devient une façon de travailler différente et intéressante même pour les salariés. Le fait d’orienter les personnes vers cette nouvelle façon de travailler, les pousse à aller voir encore plus loin et pour les plus aventuriers d’entre eux, à aller jusqu’à partir avec un sac à dos pour travailler et voyager en même temps…
 Entrepreneur-nomade.jpg

 

Merci à Julie pour ce témoignage passionnant !

 

Pour information (et c'est une excellente nouvelle !), Julie et Vincent vont publier un guide pratique à l’usage de ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat nomade.

 

Pour vous tenir au courant de sa sortie prochaine, envoyez-leur un mail.

 

 

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     Vincent Pereira, consultant webmarketing Bordeaux

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Published by Vincent Pereira, formateur communication digitale - dans Emploi et outils du web
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